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Bonjour à tous
Cette fois, on dirait que le printemps démarre ! L’herbe verdit, l’ail des ours commence à envahir notre parcelle de forêt, roquette, mizuna & co se préparent à fleurir et le broccoli hivernant en fait de même.
Ceci dit, si les thermomètres affichent des températures très agréables durant la journée, les nuits restent fraîches et une pellicule de givre recouvre généralement les champs au petit matin.
Pour l’instant on garde donc les plantons sensibles encore à l’abri.
Avec le début des floraisons, nous voyons aussi apparaître par-ci, par là les premiers bourdons. Pour être précis, il s’agit de reines qui recherchent des emplacement adéquats pour installer de nouvelles colonies .. un peu comme des présidents de certains pays - mais il faut reconnaître que du côté des bourdons cela se passe de dégât collatéraux à tendance génocidaires.
Ils.. resp elles...
Comment se fait- il qu’à l’heure ou un homme peut devenir femme, une femme un homme, que le pronom «iel» soit entré dans le dictionnaire, la femelle du bourdon – celle qui fonde des colonies, qui pollinise nos fruitiers, inlassablement, sans jamais se plaindre, sans la moindre revendication alors qu’on continue à détruire son habitat un peu plus chaque jour..
Comment se fait-il que notre société qui se prétend égalitaire, inclusive ne puisse même pas lui attribuer l’article féminin ? (par contre, on dit "une bourde" .. qui désigne (de fait) un erreur.
Et comme si ce traitement n'était pas suffisant, on a attribué l'expression "avoir le bourdon" à une notion de dépression... Alors qu'un bourdon / une bourdonne (?) c'est tout le contraire ! elles fredonnent la symphonie du printemps, la fin de l'hiver, la mélodie du renouveau. Elles sont douces, paisibles et soyeuses, elles ne piquent pas mais pollinisent les fleurs et engendrent la vie !
Nous devrions mettre en pause nos vies assourdissantes pour les écouter bourdonner un peu plus...
Sur ce, place au contenu du panier de demain:
Cordialement
Liliane Rochat
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